Comme vous savez tous, circule en ce moment un ouvrage qui fait
grand bruit...
Commençons tout d'abord par sa préface; c'est Monsieur Yush qui s'y colle. Regardons ci dessous ce qu'il nous raconte
Comment je me suis fais prendre par PD
J’avais failli passer à coté d’une des plus belles expériences de mon incroyable existence. Il s’en était
fallu de peu pour que je lui raccroche au nez, avec quelques insultes en prime. En principe je ne décroche que rarement le téléphone, pour m’éviter de longues conversations inutile, et profiter
tranquillement d’un instant privilégié avec ma télé, une bonne bière à la main. Et là, je ne sais ce qui m’a pris. Sans réfléchir, j’avais jeté la télécommande et renversé la moitié de mon verre
dans la précipitation. Je fouillai machinalement dans ma poche pour enfin sortir mon portable. ‘’Allo…salut c’est le P.D.’’. Il m’avait fallut toute ma largesse d’esprit, ma tolérance sans limite pour le genre humain…du moment qu’il pense et agit comme moi…pour ne pas réagir violemment à ces propos semblant mettre en cause
certaines de mes préférences…Il poursuivit avant même que je n’eus le temps de trouver mes mots. ‘’J’aurai besoin que tu t’occupes personnellement de moi. Je te laisse carte blanche, tu me feras
ce que tu voudras …’’. Si sa voix avait été plus suave et délicate, j’aurai certainement imaginé tout un tas de scénarios plus merveilleux les uns que les autres. Mais là, ce ton rocailleux et
grave me fit rapidement revenir à la réalité, balayant tout ces fantasmes que je désespère de ne pouvoir un jour assouvir. ‘’Il parait que tu sais comment t’y prendre, et que manies à merveille
ton instrument…’’. J’avais failli m’étouffer dans un relent de bière, tandis que l’autre demi litre restant commençait à dangereusement tiédir sur la table basse. Il poursuivait toujours, sans
attendre la moindre intervention de ma part. ‘’Tu y mettras la manière, pourvu que ça finisse en apothéose’’. Ma réserve naturelle m’avait poussé jusqu’à là à ne point répondre, à rester détaché
de ces paroles incohérentes dont l’unique objectif semblait de vouloir me faire perdre mon temps. Je repris mon souffle et me préparait à mettre fin à cette conversation sans queue ni tête pour
pouvoir enfin me replonger dans un de ces moments de culture moderne comme seule sait en offrir ma télé. ‘’Bon alors, t’es d’accord pour me prêter ta plume et m’écrire un mot, en me préfaçant mon
bouquin autobiographique : Patriste Déglingué, plus célèbre que le Christ ?’’
Heureusement que j’étais avachi dans mon canapé, je ne pouvais pas tombé plus bas, surpris par cette
demande plus qu’inattendue.
Je me replongeai alors dans de lointain souvenir. La
première fois que j’entendis parler de Patriste, remonte à une époque où ma voix prenait des intonations bizarres et où mon corps se découvrait une pilosité encore inconnue. J’avais à peine 16
ans et je vivais dans un monde de nazes, dans un appart pourri, avec des parents qui ne comprenaient rien à rien. Je portais des fringues bizarre, souvent noirs avec des T-shirt décorés de
multiples tête de morts. Des potes m’avaient parlé d’un certain Patriste Déglingué. Je m’étais que ça serait toujours moi naze que de rester à la maison, surtout en ces temps reculé, ou le
portable, face book et internet…n’existaient pas. Et puis, un chanteur, de la même trempe que Plastic Bertrand, au moins ça aurait pu être marrant… Ce n’est que le lendemain que je compris mon
erreur. En lieu et place d’une salle de concert, je me trouvai en fait au pied de cette falaise qui depuis ma plus tendre enfance bouchait la vue de la fenêtre de ma chambre : la grande
paroi de St Egreve et un certain Patriste allait, sans le savoir, changer à tout jamais le cours de mon existence. Il était venu faire une démonstration d’escalade…moi qui croyais dur comme fer
que cette falaise ne servait à rien. Depuis ce jour, mon plus grand regret fut de ne pas être né blond. En le voyant s’élever avec tant d’aisance vers les cieux, je compris alors que j’avais
enfin découvert le chaine manquant entre ces 2 livres que je ne me lassais pas de lire : la bible et le Kama sutra. J’avais trouvé un modèle, un mentor, un but, un sens à vie. Quand je
serais grand, moi aussi je saurai dénicher dans une friperie ce fameux short rouge échancré magique, le graal qui permet de franchir avec grâce n’importe quel surplomb.
Patriste n’est pas un homme, ni un grimpeur, ni même les deux à la fois, il les dépasse, il est au delà.
Ce n’est plus lui qui grimpe les falaises mais les falaises qui s’inclinent à ses pieds. Il est le tout et son contraire, le Ying et le yang. Il enchaine et libère les voies en même temps, il a
inventé les chaussons d’escalade mais grimpe pied nus, il a les cheveux longs mais il les attache…
Au travers de ce livre, j’ai pu revivre avec la même intensité, les émotions qui m’avaient parcourue
cette première fois, à St Egreve. Il offre enfin au lecteur quelques une des clés de sa singularité pour que le monde nous paraisse aussi simple que celui dans lequel il vit, une espèce de pays
joyeux des enfants heureux, des monstres gentils, oui c’est un paradis.
Comme tant d’autres, sans Patriste, je n’en serais surement pas là où j’en suis aujourd’hui, ni là ou
j’étais hier et encore moins là où j’irai demain …
Yush
Maintenant, passons à une petite critique du livre par Raoul Alphonse de la Limehard...
Critique du livre "plus célèbre que le christ" de Patriste Déglingué.
Une quintessence qui confine à l'épure. Une écriture vide de sens et d'intérêt, dans
un style boursoufflé tel un soufflet refroidit, mise au service d'un pantin pathétique, tout droit sorti de la naphtaline, mégalomane et mythomane, paranoïaque, obsédé sexuel et
pathétique.
A consommer sans modération, uniquement si vous appréciez l'approche ethnologique de
l'humain dans ce qu'il a de plus méprisable, (et par la même d'une centaine façon hilarante), dans la mise en scène auto satisfaite de sa mise en
abysse.
L'iconographie de l'hystrion, finit de relever cette perle à l'état de chef
d’œuvre.
Raoul Alphonse de la Limehard
Suivie enfin de la biographie médico-psychologique réalisée par Ungern Totenkopf Von Ratel
Biographie médico-psychologique du livre "plus célèbre que le christ" de Patriste
Déglingué
Conception:
Ce fut loin d'être une "première», cette ascension du col de l'utérus maternel, cette plongée ovarienne, mais il en tira une obscure et improbable
gloire. Seule et unique "course" victorieuse gagnée sur ses pairs, il tirera de cette ontologique expérience, l’égo
surdimensionné qui le caractérisera durant toute sa pathétique existence.
Naissance:
Difficile. Longue cyanose due au cordon ombilical entouré autour du cou et que ses doigts, étonnamment crispés (et déjà quelque peu surdimensionnés) ne voulaient pas
lâcher, ce même après la coupure de ce dernier.
Faut-il voir là un choc traumatique initial à même d'expliquer les délirants solos effectués par la suite? Toujours est-il que le premier cri fut plus de terreur que de mise en vie. Sa première filmographie, «le vit
au bout des doigts, ou, pérégrinations d'un ombilic" ne provient elle pas de cette fondatrice expérience ?
Petite enfance:
Enfant étonnamment tonique au vu de la longue réanimation qu'il du subir. Aucune séquelle sur le plan
moteur. A contrario, certaines zones du cerveau furent irrémédiablement endommagées.
Il conserva longtemps un pathologique encordement, "en corps dément", au sein maternel, une encoprésie diurne et nocturne se prolongeant tardivement dans la grande
adolescence, entrainant de lourdes conséquences sur l'image de Soi, et par voie de fait, la nécessité à se caparaçonner en une permanente et compulsive nécessité à se mettre en
scène. Cela peut il, par ailleurs, expliquer son attachement au monde du vélo, un mise en "selles" plus archaïque qu'il
ne semblerait?
Dés la toute petite enfance, il a montré une grande tendance à désirer tout escalader. Les premiers champs
expérimentaux, furent les montants de son berceau. Anecdote intéressante, ses parents, étonnés et soulagés d'un long silence réparateur,
las qu'ils étaient de l'entendre hurler sans fin, le trouvèrent un matin, la tête coincé entre les barreaux du lit. Re- séjour en service de réanimation pour cause de longue et mauvaise irrigation du cerveau. Seules les fonctions motrices en sortiront totalement indemnes.
Enfance:
Il traverse de nombreuses difficultés relationnelles avec ses camarades de jeux, au vu des problèmes de rétention précitées.
Il développe très vite une hyper activité entrainant la mise sous Ritaline. Cette médication s'avérera de peu
d'effets, si ce n'est dévastateur. Avec l'âge, ses comportements spécifiques se surajoutant a ses besoins de
reconnaissance éperdue, entraineront l’effet inverse recherché, un rejet, sur activant des attitudes déviantes lors de l'entrée dans l'adolescence.
Adolescence:
Véritable chaudron réactivant les expériences traumatiques passé, il tente, en d'épileptiques soubresauts pathétiques, à colmater ses brèches, ce en pratiquant
conjointement et à haute dose, sports à risque et onanisme. Nul papillon ne sortira de cette
larve, mais bien plutôt, un individu au Moi surdimensionné et fragile, totalement déconnecté du monde et du regard objectif, du tragique spectacle qu'il s'évertue à mettre en
scène. Les problèmes d'encoprésie enfin résolus, la fixation sur une analité archaïque demeurera très
présente.
Dés lors, il se découvre une passion pour la spéléologie, et c'est avec malsaine délectation qu'il s'enfouira dans tous les trous plus glaiseux les uns que les autres,
littéralement fasciné par les cavités les plus putrides. Toutefois, son compulsif besoin de reconnaissance le poussera très vite à sortir vers
la lumière, en quête d'un publique.
C'est naturellement, recollant de manière adhésive à ses obscurs souvenirs et amours enfantins, qu’il se dirigera vers l'escalade, ce ,au détriment d'une scolarité
désastreuse, de toutes façons rendue impossible au vu des lourds antécédents médicaux touchant les fonctions cognitives.
Sa première ascension médiatique, sera d'ailleurs la grille du collège où il sévissait (alors que le portail était ouvert).
Cette "première" laissera dans les mémoires d'élèves hilares, la vision de plates fesses blanches furonculées, le fond du pantalon étant resté accroché, étendard
pathétique, au fait du dit grillage d'1ms 50. Au désespoir de ses parents, les expériences qui suivirent, furent à l'aune de
cette première.
Avec la montée hormonale, une étonnante hyper croissance testiculaire fit son apparition, à croire que ses deux pauvres lobes frontaux, n’avaient pu trouver d'asile à leur
authentique valeur qu'en ce lieu! Dés lors, fort de ces nouveaux attributs ostentatoires, ce ne fut qu'incessants
surajouts de comportements tapageurs, iconoclastes, dangereux pour autrui, le tout agrémenté d'attitudes et tenues vestimentaires devenant de plus en plus
pathogènes. Non. Simplement à l'image du Don
Quichotesque personnage, au final, ridicule. J'en veux pour preuve son édifiante
filmographie.
Adulte:
Impossible de parler d'un état qui ne sera jamais atteint.
Ungern Schweinkopf von Ratel
Titulaire de la chair de philologie comparée à l'université de Miers les bains
Doctorat de proctologie des lépidoptères
Sélectionné en 1994 en 1/2 finale de pétanque chinoise
Auteur de : "l'Amant table" aux éditions "l'autre ment"
"L'être On" essai sur les personnalités dissociatives, éditions "Marcel lacanne"
"Piou Piou au zoo, file" Littérature enfantine, éditions "Babylisse". Epuisé
Filiation:
Père: chercheur éminemment reconnu pour ses écrits autour de l'incidence des gaz à effet de serre sur la population sioniste entre 1936 et 1945.On lui attribuerait
la paternité de l'ouvrage "éloge de la fuite" (qu'H Laborit plagiera par la suite), œuvre publiée en Colombie en 1954
Et pour contrebalancer, voici ma propre biographie sur cet ouvrage!
le livre de PD sublime le grimpeur qui est en chacun de nous, nous révèle totalement et inexorablement en tant que mortel. la vie de PD est une longue marche difficile (violé à l'âge de 18 ans
par une femme adepte du sadomasochisme), et nous dirige vers la lumière qui arrive assez tard certes (en terminal à 32 ans, il y rencontre Jean Sarkozy qui lui ne redouble que
trois fois seulement), mais lui fera faire des rencontres toutes plus intéressantes les unes que les autres: je ne vous dévoilerai pas de noms! Tout son être est tourné vers l'aventure, la
lumière, la joie, et peut être aussi son égo surdimensionné qui lui permettra par exemple de se présenter pour le poste de maire à Miers. Il voulait à travers cet acte, pouvoir être à la
fois père et maire, et accepter enfin cette part de féminité qui est "en" lui depuis cette rencontre fortuite mais néanmoins primordiale qu'il a eue à 18 ans...
Merci P.D, grâce à ce combat que tu mènes pour ta dignité, tu emmènes dans ton sillage des centaines d'hommes incompris par le reste de la communauté et qui rêve de joutes meilleures!
L'escalade n'est qu'un moyen de faire apparaitre au grand jour ta part de féminité, et pour t'exprimer plus fortement encore, P.D se met à faire du tricot, acheter des magasines "people",
regarder à la télé des sitcoms, pleurer souvent en regardant "petit ours brun", porter de la lingerie féminine, organiser des soirées "sex-toys" et surtout ne pas être de bonne humeur quelques
jours par mois! J'espère vous avoir convaincu de lire ce merveilleux livre, qui se déguste comme un bon roman...à l'eau de rose!!
Jean phil Tou
Derniers Commentaires